Ruhr : après le charbon

Learning expedition dans la Ruhr : après le charbon

En pratique

Durée
de 3 à 5 jours
Destination
Allemagne
À partir de
1 800 €HT par personne, 10 personnes minimum
Objectifs pédagogiques
  • Savoir anticiper et évaluer des futurs possibles
  • Travailler en écosystème

ThèmesAdaptation/Mutation · Transition écologique · Hybridations des espaces

Cette learning expedition se construit sur mesure pour votre groupe : durée, rencontres et rythme.

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Ruhr : après le charbon

Que faire de ce qu’une industrie laisse derrière elle ?

Le 21 décembre 2018, à Bottrop, les mineurs de Prosper-Haniel ont remis le dernier bloc de houille au président fédéral : l’Allemagne fermait sa dernière mine de charbon, après deux siècles d’extraction industrielle. La Ruhr avait commencé sa reconversion bien avant. Fermée en 1986, la mine de Zollverein, à Essen, est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001. De 1989 à 1999, l’exposition internationale d’architecture IBA Emscher Park a changé des friches en parcs et en lieux publics. En une trentaine d’années, l’Emschergenossenschaft a investi environ 5,5 milliards d’euros pour retirer les eaux usées de l’Emscher, une rivière de 85 kilomètres qui a servi d’égout à ciel ouvert pendant 170 ans ; la fin des rejets a été annoncée début 2022. Pour une direction, la Ruhr montre ce que demande une transformation menée sur une génération.

Trois immersions pour une learning expedition dans la Ruhr

IMMERSION 1

Le haut fourneau devenu parc

À Duisbourg, l’usine de Meiderich a produit de la fonte de 1901 à 1985. Sauvée de la démolition par la mobilisation des habitants, elle est devenue avec l’IBA Emscher Park un parc d’environ 180 hectares, dessiné par le paysagiste Peter Latz, qui a gardé l’essentiel des installations. On escalade les anciens bunkers à minerai, on plonge dans le gazomètre, on monte au sommet du haut fourneau 5 ; environ un million de visiteurs y viennent chaque année. Le centre des visiteurs organise des visites guidées de l’usine.

Le haut fourneau 2 du Landschaftspark Duisburg-Nord, sous un ciel bleu
IMMERSION 2

Le lac à la place de l’aciérie

À Dortmund-Hörde, l’acier a été produit pendant près de 160 ans, jusqu’en 2001. Sur le site de l’aciérie Phoenix-Ost, la ville a fait creuser un lac de 24 hectares, mis en eau à partir du 1er octobre 2010 et ouvert au public en mai 2011. La vallée de l’Emscher, comblée pendant l’industrialisation, a été en grande partie dégagée : la rivière coule de nouveau à l’air libre le long de la rive nord. Autour du lac, environ 1 500 logements et près de 5 000 emplois ; le projet a reçu le prix allemand de l’urbanisme en 2018, et des spécialistes d’autres régions industrielles viennent régulièrement l’étudier.

Le lit renaturé de l’Emscher et des promeneurs au bord du Phoenix-See, à Dortmund
IMMERSION 3

La ville qui a divisé ses émissions par deux

En 2010, Bottrop, ville minière de 117 000 habitants, a remporté devant seize autres villes le concours InnovationCity, lancé par l’Initiativkreis Ruhr, qui réunit de grandes entreprises de la région. Dans le quartier pilote, 70 000 habitants, les émissions de CO2 ont baissé de 50,09 % entre 2010 et 2020 : 36,6 % des logements y ont été rénovés, au rythme de 3,3 % par an, et près de 4 000 conseils énergétiques gratuits ont été donnés. La société qui a conduit le projet, Innovation City Management, a reçu des délégations d’élus et des groupes d’étudiants ; elle appartient depuis octobre 2025 à GREENZERO.

Le Tetraeder, pyramide d’acier posée sur un terril de Bottrop
organiser une learning expedition iciconcevoir avec Agent A\lex

Crédits photos : Lucas Jantz, Dietmar Rabich, Helfmann, Anil Öztas (Wikimedia)