Cette learning expedition se construit sur mesure pour votre groupe : durée, rencontres et rythme.

En 1993, deux frères zurichois cousent un sac dans une bâche de camion usagée ; Freitag emploie aujourd’hui environ 220 personnes. En 2022, 75 % des votants ont approuvé le zéro net en 2040 sur le territoire de la ville, qui vise aussi ses émissions indirectes, dont celles des matériaux de construction fabriqués ailleurs. À Winterthour, une halle industrielle a été surélevée avec des pièces de réemploi ; à Hinwil, Climeworks a mis en service en 2017 sa première installation commerciale de captage du CO2. Pour une entreprise qui produit, achète ou construit, Zurich montre comment garder ses matières en circulation.
Depuis 1993, Freitag fabrique ses sacs dans des bâches de camion usagées. Au Nœrd, son siège d’Oerlikon, elles sont lavées, en partie à l’eau de pluie du toit, puis découpées ; l’entreprise y reçoit des groupes de 10 à 25 personnes, en français si besoin. Son magasin phare, une tour de 19 conteneurs, se dresse près de la Hardbrücke depuis 2006.

Sur l’ancien site Sulzer, à Winterthour, le baubüro in situ a ajouté en 2021 trois étages à la halle 118 avec des pièces de réemploi : la charpente d’acier d’un bâtiment démonté à Bâle, l’escalier, les fenêtres et le granit d’un immeuble de bureaux zurichois. Par rapport au neuf, environ 60 % des émissions de gaz à effet de serre ont été évitées.

Fondée en 2009 par Jan Wurzbacher et Christoph Gebald, Climeworks a capté ses premiers milligrammes de CO2 dans un laboratoire de l’ETH Zurich. Fin 2025, elle a ouvert à Zurich un centre d’innovation de plus de 50 ingénieurs, chimistes et spécialistes, chargé de faire baisser le coût du captage, et une exposition conçue pour les visiteurs.

Crédits photos : Henrique Ferreira, Sophie Cardinale, Pascal Meier, Thimo Pedersen (Unsplash)