Cette learning expedition se construit sur mesure pour votre groupe : durée, rencontres et rythme.

Depuis les années 1970, la M-30 longeait le Manzanares et coupait Madrid en deux. Entre 2003 et 2007, la ville a enterré cette autoroute, puis a dessiné à sa place un parc de 120 hectares, planté de plus de 33 600 arbres. En 2016, elle a ouvert les vannes des barrages du fleuve : deux ans plus tard, on y comptait plus de 50 espèces d’oiseaux. L’ancien abattoir voisin est devenu un centre de création, rénové selon une règle : chaque intervention doit pouvoir être défaite. Pour une entreprise qui doit réaffecter un site ou repenser ses lieux de travail, Madrid montre ce qu’on gagne à rendre l’espace à ceux qui s’en servent.
Conçu par l’équipe de l’architecte Ginés Garrido après un concours lancé en 2005, Madrid Río court sur 10 kilomètres à la place de la M-30, avec 33 franchissements piétons. Livré en 2011, le parc a reçu sa dernière pièce en décembre 2024, à l’emplacement de l’ancien stade Vicente Calderón. Une marche le long d’un fleuve où les oiseaux sont revenus.

Dessinés par Luis Bellido, les 48 bâtiments de l’abattoir et du marché aux bestiaux ont fonctionné jusqu’en 1995. Depuis 2006, Matadero Madrid en occupe une partie, avec théâtre, cinéma, design et résidences d’artistes derrière les façades d’origine. Son Medialab fait travailler des habitants avec des artistes et des scientifiques. Le centre propose des visites commentées.

Ouvert en 1944 à Lavapiés, le marché de San Fernando a vu échouer plusieurs projets de supermarché. En 2010, ses commerçants ont publié le coût réel des concessions et ouvert les étals aux projets du quartier : début 2013, tous les stands étaient occupés. Ils gèrent aujourd’hui le marché à égalité, au sein de leur association.

Crédits photos : Jorge Fernández Salas, Pelayo Arbués, Alina Skazka, Rossella Fasoli, Maria Vlasenko (Pexels, Unsplash)